La passe de Darial

Tbilissi, Géorgie jeudi 8 août 7978 km

Aujourd’hui on va faire un peu de géographie. Le grand Caucase, que je viens de franchir, est une chaîne de montagne d’environ 1200 km entre la mer Caspienne et la mer Noire. Aux extrémités, le relief prend rapidement de la hauteur pour dépasser les 5000 mètres pour les plus hauts sommets. La seule brèche dans cette crête, c’est donc la passe de Darial, à 1400 m d’altitude, entre la Russie et la Géorgie. J’ai quitté Vladikavkaz en fin de matinée, après un tour en ville où j’ai rencontré un couple de russes qui apprend le français, car lui travaille en ce moment à Londres pour une banque américaine qui va bientôt se déplacer à Paris à cause du Brexit. La route A 161 est très agréable en vélo, peu de circulation et un très faible dénivelé le long de la rivière Terek. Quelques hameaux jalonnent les 40 km menant à la frontière, tandis que sur les côtés les collines s’élèvent pour devenir montagnes. Au bout des 3 km de file d’attente des camions Le poste de douane russe se trouve à l’entrée de ce fameux passage, où la rivière et la route prennent place au pied de parois rocheuses verticales de plusieurs centaines de mètres de hauteur. La couleur foncée de la pierre renforce l’impression d’étouffement de ce passage comme fendu à la hache. (Je ne peux pas vous montrer de photos, comme toutes les douanes, c’est interdit de s’arrêter dans le no-mans-land et interdit de photographier) La montée progressive se poursuit jusqu’au poste de douane géorgien, scannage du passeport et 15 secondes plus tard j’ai un joli tampon vert d’entrée dans le 11 ° pays de mon voyage.

A la sortie de Vladikavkaz, j’ai dépanné un jeune russe de Moscou en panne de câble de dérailleur sur son vélo. Il a une semaine de vacances et vient rouler un peu en Géorgie, on a passé 2 jours ensemble. Nous voilà donc sur la « route militaire impériale », c’est ainsi qu’on nomme les 200 km de Vladikavkaz à Tbilissi depuis le 19° siècle et l’annexion de la Géorgie par la Russie. Camping sauvage au bord de la rivière Tergi, la même que de l’autre côté de la frontière mais qui a changé de nom. Nous sommes au pied du Mont Kazbeg, que l’on ne verra pas à cause du brouillard, pas plus que le lendemain. On commence par faire du feu pour nous réchauffer des 11°. Le village de Stephantsminda où on a dormi, est le lieu de départ de nombreuses excursions et randonnées sur le Kazbeg. Les nuages sont trop bas, aucune visibilité, ce sera pour une autre fois. Un peu plus loin, 6 km de montée nous attendent pour gravir le col de la croix, à 2395 m. Ça fait à peu près 1000 m de dénivelé depuis la frontière. La descente se fait avec gants et coupe-vent, en partie dans le brouillard.

Grâce à Michel, un copain de l’ OVR, j’ai fait la connaissance d’une famille de Tbilissi qui vit en France, à Mulhouse. C’est ainsi que je me retrouve hébergé chez l’habitant au coeur de la capitale, au 16 ° étage, pour quelques jours de repos/visite.

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